apprendre pour grandir

Publié le par le portail des ames

  
imagesCAJUVVAR.jpgPourquoi pleures-tu ?
J’ai quinze ans, j’ai vécu ma vie sans que personne ne m’aide, mon père est un ivrogne et ma mère se prostitue pour que nous puissions manger. Je suis seul tous les jours, je mendie, la charité n’est qu’une forme de complaisance vis-à-vis des riches,  ces gens n’ont pas conscience d’avoir chaque jour de quoi manger.
Le soir je regarde les belles maisons, j’ai froid, ce serait bien si j’avais pu naître dans une de ces grandes familles, où les enfants sont des êtres que leurs parents aiment. Quelle superbe maison ! La cheminée chauffe, les parents  lisent, quel désir d’être un jour comme eux.
La neige continue de tomber, j’ai très froid aux mains, je vais essayer de rentrer dans les fourneaux, il reste toujours un peu de chaleur, je ne fais pas de bruit, j’ai trouvé des sacs et un peu de pain, quel délice, c’est Dieu qui m’a entendu.
Je me suis endormi, le boulanger travaille, je ne sais comment me sortir de là, je ne bouge pas, ma gorge est sèche.
 Peut-être me suis-je trompé, cet homme me regarde et sourit, il me dit
« Tu devrais manger, tu es comme un coucou, assieds-toi et prend ce bol de lait et rassasie-toi avec ces chocolatines ».
J’ai mangé à satiété, cet homme ne parle plus il est bourru, il rage, il peste quatre de ses pains ont cramé: « par tous les dieux, je ne fais que des bêtises, pourrais-tu m’aider, je te donnerai une pistole pour la journée, mange à ta faim, mais surtout ne laisse pas brûler le pain, il doit être vendu à midi »
J’ai suivi tout ce qu’il m’a demandé, il était très content, sa femme m’a donné des vêtements tous neufs et préparé une chambre que pour moi .
Madame veut que je me lave tous les soirs avec le savon noir, et que je me rince et ça, tous les soirs .
Aujourd’hui le temps est passé, le boulanger est très fatigué, ma maman boulangère pleure  souvent le soir, je ferme la boulangerie  et je me mets à côté d’elle, la cheminée est pour elle un lieu de repos.
Je me suis lavé, et j’ai mangé, c’est bizarre mon père ne tousse plus. Il est assis dans son grand fauteuil, ses yeux verts comme le jade, sont grands ouverts, il est apaisé, comme une âme. Ma mère tient le bras droit, elle pleure, Dieu aurait du lui faire une place avec lui.
L’instant du départ n’est pas pour elle, son trajet est d’être en vie, pour l’instant, elle se doit de continuer son chemin pour que son âme soit instruite du passé ancien. Après avoir compris ce que Dieu entend pour elle, il lui donne l’amour de Lui, et ouvre dans son être la lumière des âmes.
Quoi de plus beau que de vivre d’amour pour les autres et eux-mêmes.
Tous les hommes et les femmes sont les mêmes, ils cheminent  pour retrouver le chemin des âmes, personne dans votre monde ne peut échapper à son karma.
Pousser ensemble le chemin de vos savoirs est une vérité que vous ne pouvez changer, vous serez de ceux qui changeront dans une autre vie.
Sans arrêt vous apprendrez, pour chacun et chacune, les épreuves de vos vies feront de vous des Sages qui savent que la mort n’est en fait qu’un départ vers une autre dimension.
Nous sommes tous des enfants de Dieu, les frères sont les plus grands parce que devant apprendre, les Sages qui eux aussi se doivent sans cesse d’étudier, sont une fin du passé pour grandir l’avenir.
  
 
Message du 5 aout 2012
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Publié dans Passeur d'Âmes

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