L'Abbé Jean Jacques

Publié le par le portail des ames

 

haitiJe m’appelle l’abbé Jean Jacques et je suis né le 23 juillet 1951 à Saint Hippolyte petit village de la Somme.

J’ai comme tous les enfants fait des bêtises. J’ai suivi l’école de la petite enfance jusqu’aux grandes études de l’E.N.A.

Un jour que j’étais rentré chez ma grand-mère. Je me suis laissé porter par elle vers l’église.

J’ai vu beaucoup de personnes âgées, j’ai entendu le silence de leur foi, j’ai vu l’humilité et le respect de celui qui nous accompagnera vers la porte de sa Lumière.

Quelques années plus tard, je suis parti faire un séminaire et j’ai décidé de devenir prêtre.

Je me suis retrouvé au Gabon avec mon ami Paul, qui comme moi voulait aider cette population.

Nous sommes partis dans un petit village de cinquante  maisons de terre. Il n’y avait ni eau courante ni électricité, seul le soleil de la journée et le manque d’eau suffisaient à nos corps fatigués.

Nous devions soigner les enfants mais aussi les hommes et les femmes. Le manque d’eau pesait énormément et les petits enfants étaient plus que chétifs.

Le temps passé, mon ami Paul est tombé gravement malade, il avait perdu vingt cinq kilos, ses yeux comme les miens étaient globuleux, nos corps se perdaient dans la masse des centaines d’âmes qui se résignaient à éteindre la flamme qu’ils ont si longtemps portée.

« Dieu pourquoi de tels karmas, pour ces hommes, ces femmes et ces enfants qui n’ont rien fait de mal, si ce n’est de subir les assauts des soldats du régime, plus féroces et sadiques, riant de voir dodeliner  les corps de leurs frères qui n’ont plus envie de lutter dans un monde qui les a oublié ? »

J’ai continué à  marcher en dodelinant, caché dans la masse des zombis. Je voyais  femmes, hommes et enfants mourir et quelques soldats tirer sur ces pauvres malheureux

Mon ami Paul à été pris par les américains, je voyais l’hélicoptère  s’envoler, je restais avec mes martyrs.

Ces hommes m’ont torturé, rabaissé et jeté dans un fossé rempli de cadavres, j’ai attendu très longtemps en tenant une enfant qui tremblait de peur et de froid.

J’étais dans une mauvaise condition, il pleuvait énormément et j’essayais de tenir cette petite  tant bien que mal afin qu’elle ne se noie pas.

Après une éternité, des français de la Légion nous ont repêchés et ramenés dans leur camp.

Des hommes m’ont amenés vers un hôpital des armées, je souffrais énormément, les coups de machettes avaient lacéré mon corps, et quelques animaux avaient eux aussi goutté l’homme que j’étais.

Le chirurgien a de suite atténué la souffrance, la gangrène avait déjà habité mon cœur, mais j’étais heureux d’avoir pu sauver une petite enfant, qui m’a donné le courage d’accepter de donner une part de ma lumière et de mon âme.

«  J’ai eu beaucoup de vibrations pour cet homme rempli d’amour pour son prochain, j’ai parlé avec lui longtemps, il ne comprenait pas pourquoi j’étais dans la lumière alors qu’autour de nous il faisait noir.

Une fois arrivé sur l’entrée du tunnel il me dit :

« Je sais que je vais rencontrer toutes ces âmes ainsi que mon ami Paul, car je les ressent. Je vous remercie au nom du Seigneur de pouvoir embrasser toutes ces âmes qui dans ce paradis m’aiment autant que le baiser de l’Eternel »

 

 

                                                                                                                                                    Message du 5 novembre 2010

Publié dans ECRITURE AUTOMATIQUE

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