merci à toi

Publié le par le portail des ames

 
 
abolition_esclavage2.jpgBonjour à vous.
Je suis né dans les années mille huit cents, issu d’un père bourgeois qui ne me laissait guère de temps, car pour lui, je devais être instruit des enseignements de notre société, et rien ne pouvait changer mon père.
Je vous ai appelé car dans mon désarroi, il se fait que je me retrouve dans une institution qui ne tolère pas la possibilité de me laisser un bref instant avec ma douce.
Elle aussi a du se taire et prendre le chemin que son père lui a ordonné.
Nous avons fait nos études, suite à notre âge, je me suis heurté à mon père qui voulait de nouveau que j’acquiesce à ses envies. Je me suis levé devant mon père, lui signifiant que je ne le laisserai plus me conduire comme un enfant, et pour cela
« Je vous quitterai mon Père ! Veuillez embrasser ma mère »
Je suis parti au grand dam de ma mère, j’ai toujours gardé pour elle un amour d’enfant, mon cœur compressé est l’essence et la finesse de cette grande dame que je n’ai pas oubliée  d’embrasser.
Aujourd’hui, je suis en Guyane, j’ai vu l’asservissement des êtres humains, je suis incapable de laisser à ces gens, la torture de la liberté à laquelle ont droit tous les êtres humains, même si leur peau est noire. Ils méritent la liberté, tout comme l’homme blanc. J’ai rendu à ces familles leur terre, leur dignité, leur droit de citoyens.
Nombre de blancs m’ont fermé la porte, serait-ce un monde nouveau qui s’étalera sur toutes les îles ?
Je ne sais pourquoi, mais je ressens une grande envie dans mon cœur, ces hommes seront les premiers à acheter la portion de terre où ils ont été asservis. Leurs enfants, liront les périples de leur grand père.
Me revoilà de retour vers mes parents, nous sommes en mille huit cent trente, la mer est houleuse, il me semble que je suis un peu malade, beaucoup de voyageurs ont comme moi des difficultés, la mer est plus que houleuse.
Vivement que nous arrivions !
Au bout de dix huit heures nous arrivons sur le port de Boulogne sur Mer.
Je suis reparti vers mon chez moi, la route fut longue. Dans mon esprit je pensais à Isabelle, à ma mère qui a supporté son époux, il faut que l’homme que je suis devenu soit sage et écoute ceux qui adulent leur classe, ne soyez pas surpris de ceux qui brillent  de leur suffisance.
Mon père est revenu vers le Seigneur, ma mère est folle de joie, ces yeux noirs se teintent de pleurs et de joie.
J’ai laissé à ma mère le temps de la joie, elle m’a parlé de mon père qui a laissé une lettre sur son bureau.
«  Mon fils, je te demande pardon, jamais je n’aurais pensé être un despote prêt de ses sous. J’ai compris que je me suis perdu, j’aurais du être le père que tu attendais, aussi j’espère que ta mère pourra compter sur toi, j’ai fait devant notre notaire le partage des trois quarts de notre fortune dont tu es.
Mon fils j’aime l’homme que tu es, reste ce que tu es !
J’oubliais, Isabelle n’a jamais voulu se marier, elle ne demande que toi. Sois pour elle le chemin de vos futurs enfants.
 Je t’aime mon fils ! »
J’ai pour la première fois entendu mon père qui aime, cela ne fera aucun mal dans le nouveau chemin qu’Isabelle illuminera de deux nouvelles âmes.
« Merci à toi Père ! »




 Message du 29 mars 2012
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Publié dans MESSAGES DE L'AUDELA

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